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Le salorge des marais salants !

Un salorge près du village de Kervalet dans les marais salants de Guérande. © Photo Didier Raux
Un salorge près du village de Kervalet dans les marais salants de Guérande. © Photo Didier Raux

Le salorge* est un bâtiment le plus souvent en bois destiné à entreposer le sel après la récolte avant sa mise en vente. “Alors, de temps à autre, quelques-uns partaient vers les salorges à pied et armés, et ils revenaient en portant chacun son ballot de sel sur le dos…” — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, p. 182)

 

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*Une ou un salorge ? De paroles d’Anciens, on a toujours dit un salorge, parce que le salorge c’est un entrepôt pour le sel ! Alors que le mot est référencé comme un nom féminin. Voilà du grain (de sel) à moudre pour les passionnés de patrimoine !

Le sel est abrité dans des salorges ou magasins implantés à la périphérie du marais salant. Il y demeure à l’abri des intempéries jusqu’à l’ensachage pour commercialisation. Les greniers à sel ou salorges sont ici nommés magasins. Les plus anciens sont en pierre. Ils ont parfois des contreforts qui permet aux murs de résister à la pression du sel, souvent entassé jusqu’aux fermes de la charpente. Les bâtiments plus récents sont en bois. Les parois de bardages goudronnés sont inclinées pour des raisons identiques. Spéculateurs et négociants ont commencé à édifier ces entrepôts à partir de 1840 près des voies de desserte des exploitations et surtout de l’axe commercial de la ligne de chemin de fer Le Croisic-Paris. Le plus imposant entrepôt est visible à Batz-sur-Mer. Sa capacité de stockage sous toit de 10 000 tonnes lui a valu le nom de « Cathédrale » !